L’homme pres­sé de Paul Morand est sor­tie en 1941. 

Paul Morand est un écri­vain fran­çais né le 13 mars 1888 à Paris, il est mort le 23 juillet 1976 à Paris.

Pour­quoi donc ai-je vou­lu lire l’homme pres­sé de Paul Morand?

En 1947, tout juste libé­ré de sa cap­ti­vi­té danoise, Louis Fer­di­nand Céline écri­vait dans “Entre­vue avec le pro­fes­seur Y” : 

Paul Morand est le pre­mier de nos écri­vains qui ait jaz­zé la langue fran­çaise — Ce n’est pas un émo­tif comme moi mais un sata­né authen­tique orfèvre de la langue. Je le recon­nais pour un maître — comme Bar­busse du Feu. »

Alors si Céline, lui-même grand maitre mau­dit de bien des grat­teurs de papier du siècle der­nier, le recon­naît comme un maitre, allons‑y !

L'homme pressé de Paul Morand
Cou­ver­ture Opiumm

Résu­mé du livre

Pierre Nioux est un homme pres­sé, un hyper­ac­tif, un fon­ceur inca­pable de s’a­ban­don­ner au délice de l’ins­tant pré­sent. Sans cesse avide du futur, éter­nel­le­ment las­sé par l’é­va­nes­cent main­te­nant ; mal à son aise dans l’être, il se pro­jette éper­du­ment dans le devenir.

“Ain­si son mal ne le quitte pas ! Dans l’a­ve­nir, grand ter­rain vague, il édi­fie ses construc­tions men­tales. A mesure qu’il approche d’elles, le ter­rain se rétré­cie.” P 298

La pré­ci­pi­ta­tion est bien une des malé­dic­tions qui frappe l’homme moderne. Céline, encore lui, ne disait-il pas lors d’une entre­vue fil­mée, “Le vice de cette civi­li­sa­tion petite, de cette petite imi­ta­tion de la civi­li­sa­tion grecque, c’est qu’elle veut faire tout très vite, n’est-ce pas?…

Mais reve­nons au bon­dis­sant Pierre Nioux qui au hasard de ses péré­gri­na­tions hâtives, ren­contre Hed­wige Bois­ro­sé ; jeune femme ravis­sante, douce, créole, sou­mise et néan­moins vierge. Pierre Nioux pour­ra-t-il ralen­tir sa cadence infer­nale pour sai­sir ce gra­cieux pré­sent que lui offre la vie?

Thème intem­po­rel de l’Homme face au Temps, c’est bien la finesse du style de Morand qui émer­veille­ra le lec­teur. Les “angles de vue” de la nar­ra­tion sont très sou­vent magis­trales et tou­jours savam­ment trou­vés. A tra­vers sa plume Morand trans­fi­gure le “banal” en expé­rience lyrique. 

l'homme pressé de Paul Morand
Paul Morand

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