Septembre 2017, alors que Irma dévaste les caraïbes, j’appuie sur Play et mes enceintes dévastent la tranquillité environnante.

Un riff funky et accrocheur, un saxo plaintif, une basse qui fait trembler le sol comme un tir d’artillerie, le tout martyrisé par la voix rauque et acerbe de Rock… Voici pour la forme.

Le fond!? Des paroles aussi profondes que la pataugeoire d’une piscine municipale…

« Il y’a très peu de choses que je kiff dans ma vie,

ma tune, ma musique et baiser toute la nuit,

La bonne beuh, les putes et les flingues,

La bonne beuh, les putes et les flingues. »

Rien de bien révolutionnaire dans cet agrégats de vibrations sonores, dont le message ne tirera pas vers le haut les triste âmes qui s’en délecteront. Juste une interlude musicale savoureuse de 3 minutes 44 pour certain ou un cauchemar sonore pour d’autres.

Bienvenue à Brownsville, un des coins les plus bouillant de Brooklyn, New York, et ce n’est pas qu’une formule, vérifie si tu veux.

C’est ici que Jamal Bush Also knows as Rock ou encore the Rockness Monstah baroude depuis petit. Ce quartier bousillé est un terreau fertile pour « les poètes dramatiques » de notre époque; les deux gâchettes de M.O.P en sont également originaires.

Rock formait jusqu’en 2016 avec Sean Price – avant que celui ci ne décède en août 2016 – le légendaire duo Heltah Skeltah, dont tu connais au moins le morceau « Leflaur Leflah Eshkoshka«  si en 1996 tu te baladais en sweat à capuche Wu-Tang.

Bref, le morceau Gw BaG (Good Weed, Bitches and Guns) annonce la sortie imminente de son premier album Solo « Rockness A.P », et si tu veux mon avis voici un des meilleurs morceaux que la grosse pomme véreuse nous ai délivrée cette année.

La vidéo qui semble avoir été shootée dans les bas-fonds de Sin City est un régal de noirceur.

It’s All good in the hood.